LES ARTISTES de la galeriebarbès


bobalouis dans la galeriebarbès

mardi 24 mai 2022

inspire expire

" ETRE AIMÉ SANS SÉDUIRE EST L'UN DES BEAUX DESTINS DE..."                              

Les images des actualités cannoises nous rappellent combien cette belle citation ( tronquée?) d'André Malraux est décidemment difficile à mettre en œuvre... Des photographes sans aucun sens du respect mitraillent pendant de longues minutes des personnes déguisées, apprêtées et extrêmement dociles qui posent en souriant benoitement, consentantes d'un viol de leur image.

C'est tout le but de l'opération!

Séduire le public qui ira voir le film ou peut être pas, car à l'instar des publicités vantant des produits de consommation, on n'est jamais sûr que la sauce prendra!

En attendant, la manœuvre est plus que choquante (à mes yeux en tous cas), elle me fait penser aux pauvres animaux qui sont trainés au salon de l'agriculture et qui se retrouvent manipulés, obligés de subir la torture que doit être pour eux leur présence dans ce lieu où l'on fait la promotion de leur futur cadavre, sans aucune arrière pensée des personnes organisatrices, certaines que tout cela est absolument normal.

La différence est la possibilité de refuser ce genre de mascarade pour les stars cannoises!

Les animaux n'ont pas cette option.



OBSOLESCENCES

Le XXIème siècle est gourmand en obsolescence: à peine un format se démocratise qu'il est balayé par un autre et un autre...

Ayant "grandi" dans une tout autre conception du monde, je me souviens avoir dû attendre que les "tendances" arrivent enfin à nous qui habitions en province, loin de leurs points de diffusion.

 Bien sûr, ce décalage faisait de nous des ploucs, des ringards puisque tous les branchés arboraient depuis belle lurette ce qui nous faisait baver d'envie.  Pour atteindre le nirvana de la branchitude il fallait nécessairement quitter le trou où nous habitions, du moins faire un voyage dans une grande ville, la capitale étant le nec plus ultra. Le but étant d'en rapporter un vêtement, un gadget, une expression...Il était clair que le monde était scindé en deux parties bien distinctes: les in et les out!


 

Aujourd'hui, la situation a évolué; quelques décennies ont eu raison du décalage géographique et on peut enfin être branché même si on habite un coin reculé. Les moyens de communication, réseaux sociaux, les transports ont largement contribué à effacer le fossé qui entravait l'accès aux nouveautés et qui avait autrefois fait d'un certain nombre d'entre nous des personnes dépassées, laissées sur le carreau.


Le XXème siècle a inventé une ribambelle d'objets destinés à la communication: le téléphone (fixe), l'ordinateur, le minitel,  spécifité française , le tatoo ,  service de radio messagerie ), aussi appelé "pageur", le téléphone mobile, la tablette tactile...

Afin de rendre ces objets indispensables à chacun, des applications, autrement dit des programmes informatiques sont proposés à leurs utilisateurs.


Grâce à leur utilisation, les interactions entre humains de part et d'autre de la planète sont favorisés; les réseaux sociaux proposent le lien magique entre eux. Associés aux images et leurs commentaires, chacun peut se faire une opinion et la partager avec des milliers d'utilisateurs. Le but étant de gagner l'approbation du plus grand nombre, à travers une visibilité mondiale!

Pour une personne née au XXème siècle et fascinée par cette extraordinaire avancée technologique, cette progression est une belle aubaine! nous l'avons rêvée et voilà qu'elle est à notre portée.


Un compte facebook, une page facebook, un compte instagram...Riche de ces attributs géniaux et faciles d'utilisation on évolue parmi les autres humains avec aisance et un incroyable sentiment d'être dans le coup!

Et là, patatras! on nous apprend que facebook n'est plus utilisé que par les vieux, les ringards, que plus personne ne l'utilise...parmi la population "qui compte". Le train que dis-je le TGV est en marche et beaucoup ne monteront pas à son bord!

Pas que l'utilisation des nouvelles plateformes soit plus compliquée à mettre en œuvre, non on pourrait très bien se mettre à la page, télécharger les apps en question et délaisser celles qui sont jugées désuètes...


La course permanente à la technologie la plus innovante a commencé il y a longtemps. Jadis on lavait le linge dans le lavoir du village et puis la machine à laver a fait son apparition. Certaines avancées technologiques ont sauvé des vies et dans tous les cas ou presque ont amélioré le quotidien de beaucoup de personnes.




mercredi 8 décembre 2021

GACHé

on peut gâcher du plâtre, mais on peut aussi gâcher sa vie

on peut gâcher son plaisir et on peut aussi gâcher le plaisir d'autrui 

avoir des choses et ne pas savoir qu'on les a, c'est les gâcher  

avoir des choses et n'en faire rien, c'est les gâcher                                                          

parfois en faisant la cuisine, on gâche des ingrédients car on pense qu'ils n'ont pas  de grande valeur, on les utilise sans beaucoup de discernement, parce que quand on rate sa recette, on les remplace facilement par d'autres ingrédients identiques, qui n'ont pas plus de valeur, sinon de se substituer sans arrière pensée aux ingrédients gâchés.       

vous l'aurez compris, on ne gâche que ce qui n'est pas important à nos yeux, on fera bien plus attention à ce qui nous est "précieux"  et on agira d'une manière plus désinvolte avec l'ordinaire, le commun, le "sans grande valeur"

ces notions sont subjectives, elles impliquent notre capacité à ressentir ou justement à ne pas ressentir ce que nous infligeons au monde qui nous entoure. négliger, dédaigner, être insensible, ne pas voir, ne pas être conscient!

parfois c'est en perdant un être qu'il devient cher à nos yeux (pour un court moment)  parfois on se rappelle d'un objet que l'on ne possède plus, qu'on a égaré et soudain on est triste de ne plus l'avoir, de ne pas y avoir prêté plus d'attention, de ne pas l'avoir chéri.....chérir, un mot que l'on utilise plus trop!





anybody home?

 

Les formules de politesse de base sont nombreuses dans la langue française:

on peut par exemple décliner une invitation avec la petite phrase bien choisie, qui ne met personne dans l'embarras ni la gêne,

on peut refuser de participer à tel ou tel événement,

quand on n'a pas vraiment envie d'une chose proposée par un tiers il existe mille et une manières de décliner,

nous avons tous eu à le faire à un moment ou un autre, car parfois on ne peut pas, on ne veut pas...ou bien on ne le sent pas!

De toutes les manières de se soustraire à une invitation, une proposition, il n'y en a pas de meilleure, l'essentiel étant de se prononcer en acceptant ou bien en refusant l'offre!

Bien sûr la personne demandeuse sera déçue; elle vous a fait “l'honneur” de vous compter parmi ses choix et votre refus sera vecteur d'une certaine déception.

Oui mais vous aurez eu le courage, la politesse de lui répondre,

car dans ce cas, une réponse même négative, sera toujours mieux acceptée qu'un silence dédaigneux, marque d'une indifférence, peut être d'un oubli...mais oublie t'on une chose qui nous intéresse?

La langue française, propose de belles tournures de phrases, on n'est jamais sûr qu'une telle formule polie certes, ne contienne pas de manière un peu sournoise un peu d'hypocrisie...oui mais cela fait passer la pilule, comme avec un grand verre d'eau!

Cela n'est pas nouveau mais parfois on dirait que cette attitude relevant d'une éducation de base se perde....

Courriers sans réponse, demandes sans suite, marques d'intérêt restées stériles, et j'en passe!

Quelle attitude adopter?

Être triste, découragée, se dire qu'on a été bête de s'adresser à cette personne? Qu'on n'aurait jamais dû, qu'on ne le fera plus...

S'en suit une période de doute, de questionnements, de remise en question, de grand découragement, souvent.

Alors qu'il aurait suffit d'une phrase, polie, bien nuancée avec une touche d'empathie, vous savez cette épice qui fait du bien quand on la reçoit, mais aussi quand on la donne, l'empathie étant transitive...vous connaissez la petite phrase: “ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent”





dimanche 12 septembre 2021

Moi paranoïaque?

en hiver quand les experts en météorologie vous parlent ils expriment la température en ressenti, bien sûr cette notion subjective peut varier d'un individu à l'autre.

nous ne ressentons pas de la même manière ni les variations climatiques, ni les petites chiquenaudes de la vie, petites phrases assassines, petits gestes déplacés, petites fautes de communication, nous sommes des êtres sensibles!

parfois notre entourage l'oublie, nous traite comme des chevaliers protégés par une armure en cotte de maille, alors que nus et exposés nous nous présentons à lui.      sans rien attendre et surtout sans s'y attendre on est parfois éclaboussé, déséquilibré par une vague surgie de nulle part. c'est alors que la conscience se met en marche: qu'ai je fait pour mériter ça? pourquoi tant d'indifférence, de mépris?                          

notre belle éducation mélée à notre bon sens nous poussent alors à rester stoïque, ne rien ressentir ou bien à nous répandre en plaintes larmoyantes. on peut opter aussi pour une forme d'auto défense agressive et combative et affronter la source du "mal"

écouter les arguments pour mieux comprendre, ou se faire comprendre 

ne pas devenir paranoïaque, même s'il y a de quoi.....





mardi 8 décembre 2020

UCHRONIE do you do you know what it is?

Conçu au printemps, né en novembre, à peine prémature

mon livre "UCHRONIES" est paru!

il est beau comme sa mère ( il n'a pas de père👸 )




au printemps, pendant ce que l'histoire appelera le 1er confinement 2020 dû au COVID, j'ai eu envie de peindre ( je ne peins pas tous les jours, il me faut être dans un état d'esprit bien particulier pour le faire. )
Des piles de magazines dont souvent la couverture m'a attirée, parfois les pages intérieures...des visages, des postures...chacune des images sélectionnées a eu droit à un traitement pictural de ma part! Une volonté non dissimulée de réecrire l'histoire de ces personnes, de modifier l'intention d'une iconographie trop souvent mercantile ( publicités ), la plupart du temps j'ai choisi des portraits de personnes connues et les ai rendues méconnaissables ou plutôt je leur ai donné une nouvelle identité, un nouveau destin!
le résultat m'a souvent fait sourire, parfois même rire: j'avais réussi mon coup!

A la fin du confinement, j'avais réalisé plus d'une centaines d'images peintes.

Souvent, après avoir produit tant de "matière", on est amené à se demander ce qu'il va advenir de ces peintures si frèles ( je vous rappelle qu'elles sont peintes en surimpression sur des pages de magazines )

A la réflexion, il m'a semblé inconcevable de les accrocher au mur et d'en faire le thème d'une exposition,
cette possibilité ne m'a vraiment pas attirée,
L'idée de les rassembler en un projet de livre m'a paru être la meilleure façon de les montrer.

J'ai soumis mon idée à un éditeur atypique, curieux et sans préjugés. Il m'a immédiatement donné son approbation et le projet du livre est né!

Publier les peintures dans leur état brut, cette option m'a paru assez ennuyante, j'ai eu envie de "sublimer" mes images en les retravaillant en y ajoutant des textes et en jouant avec la matière extraordianaire qu'offrent les pages d'un livre.

La maquette finie, le projet est parti à l'imprimerie et fin novembre le nouveau né a poussé son cri, annonçant sa mise sur orbite!

vous pouvez vous procurer un exemplaire de mon livre auprès de mon éditeur, 
@ le Chant des Muses
https://lechantdesmuses.fr/isaland/62-uchronies-isaland.html













dimanche 24 mai 2020

en mai j'ai fait ce qui me plait


j'ai peint ces "images" en mai 2020
ce sont toutes des photos de magazines
retouchées, retravaillées, que j'adapte et mets "à ma sauce"
j'ai commencé ce travail " d'appropriation" en détournant des sacs-cabats d'une chaine de magasins sur lesquels j'ai peint des visages de femmes joyeuses, fachées, vieilles, outrageusement maquillées, etc...
par la suite, je continue ce travail en utilisant des affiches de spectacle que je m'accapare
plus récemment, ce sont les images des magazines qui attirent mon attention et que j'absorbe dans le procésus...



































on dit souvent qu'on ne peut pas changer les gens, le monde.... c'est vrai
alors je façonne, arrange, et me saisis de ce que je vois pour le rendre à mon goût, ou juste parfois j'ai envie de plus de légèreté, j'ai envie de voir le petit détail qui cloche, et le mettre en avant, m'en moquer ( gentillement )






une de mes premières zeuvres; j'avais 5 ans